La France est-elle devenue un pays de seconde zone ?

la crise actuelle est un révélateur de la situation politique, économique et sociale dans laquelle nous nous trouvons.

J’ai choisi pour sujet de cette première réflexion – évidemment – la pandémie qui semble très contagieuse, en tout cas beaucoup plus que la grippe.

Cette crise – très grave – est gérée en dépit du bon sens. Afin de s’en exonérer, le pouvoir et les « experts » qui ne sont guère d’accord entre eux nous racontent des mensonges. Ce pouvoir porte la responsabilité d’une mortalité excessive qui aurait pu être évitée.

Ceux qui nous gouvernent nous exhortent à unir nos forces, à se rassembler dans cette épreuve que nous traversons et d’être solidaires. On nous dit : attendons la fin de la pandémie pour faire le bilan et il sera toujours temps de discuter des responsabilités des uns et des autres. Fort bien mais non. Ces injonctions ne nous interdisent pas de penser, d’observer et de nous faire un jugement sur la manière dont est gérée cette pandémie ; bref de se comporter en citoyen adulte et responsable, participant à la vie de la Cité. Parce qu’il s’agit, en définitive, de la vie de chacun.

La France est-elle devenue une nation de seconde zone ?

Un observateur indépendant ne peut, en effet, s’empêcher de se poser cette question. Nous sommes la septième puissance économique du monde et sans chauvinisme aucun, nous avons été un acteur incontournable dans la marche du monde. Nos intellectuels, nos artistes, nos scientifiques, nos artisans -parfois nos hommes politiques– brillent ou ont brillé dans le firmament de la connaissance. C’est sans doute une des raisons qui nous rend si fiers de faire partie de ce peuple de France.

La France consacre des sommes considérables – un pognon de dingue dirait Macron – à notre système de santé présenté jusqu’alors comme le meilleur du monde.

Alors comment expliquer, malgré notre génie national, nos dépenses faramineuses, une telle Bérézina dans la gestion de cette pandémie ? Sommes-nous tous logés à la même enseigne ?

Une gestion calamiteuse de la pandémie

Il est important de revenir sur quelques dates et évènements majeurs depuis l’apparition de ce virus.

Apparu fin décembre en Chine – qui a mis un temps certain à reconnaître l’ampleur de ce qui était à l’époque une épidémie – le virus s’est, de manière fulgurante répandu en Europe, en commençant par l’Italie.

Le 30 janvier, l’OMS déclare l’urgence de santé mondiale. Depuis la création de l’OMS en 1948, c’est la cinquième fois seulement qu’une telle décision est prise. L’urgence de santé mondiale correspond « à un évènement extraordinaire » qui « constitue un risque pour la santé publique dans d’autres Etats en raison du risque international de propagation de maladies et qu’il peut requérir une action internationale coordonnée. »

Il est difficile d’être plus clair. L’OMS a déclaré l’état d’urgence de santé mondiale parce que la situation était « grave, soudaine, inhabituelle ».

Or, le 26 février, soit plus de 2 mois après le début de l’épidémie et 2 mois après la décision de l’OMS,  nous recevons 2000 supporters italiens pour un match de foot. Le 5 mars, notre Président va au théâtre pour bien nous montrer que tout va bien. Et le 12 du même mois, il nous affirme que les terrasses de café resteront ouvertes. C’est magnifique, c’est bientôt le début du printemps !

Le 14 mars, le gouvernement décide de fermer les écoles, les universités et tous les lieux non essentiels à la vie de la Nation. Mais en même temps, on maintient le premier tour des élections municipales qui aura lieu le 15 mars.

Et le 16, on nous annonce tout de go le confinement général à compter du 17 mars. Et le 18 on commence à critiquer ceux qui n’ont pas respecté le confinement ! Demander aux gens, du jour au lendemain, de ne plus sortir, alors même que l’avant-veille, on nous enjoignait d’aller voter, cela est pour le moins troublant.

C’est seulement le 22 mars que le Parlement vote l’état d’urgence sanitaire.

Et le Président Macron de féliciter ceux qui avaient senti venir l’épidémie afin de nous faire comprendre que c’est trop facile de critiquer après…

Gouverner, c’est prévoir.

Ce point de vue est irrecevable. Personne ne demande à ceux qui nous gouvernent de prédire l’avenir. Par contre, ce que l’on attend d’un chef d’Etat c’est d’anticiper ces catastrophes, de mettre en œuvre des moyens pour les détecter et les traiter rapidement. Or depuis début janvier, des signes non équivoques lui enjoignaient la prudence. Outre la décision de l’OMS, qui n’est pas rien, nos amis italiens – dont, comme d’habitude, nous nous moquions – étaient déjà submergés par l’épidémie qui allait être décrétée pandémie par l’OMS dès le 11 mars !

Des pays asiatiques (Hong Kong, Taïwan, la Corée du Sud) prenaient très tôt des mesures afin d’enrayer la pandémie.

Dès la fin janvier, la pandémie s’est répandue en France.

Un chef ne peut rester insensible à ces signes. Comme disait le poète, tout est signe et tout signe est message. Manifestement, ces messages ne sont pas parvenus à l’Elysée.

Et après ?

Après cette période d’hésitations, de décisions contradictoires et  surprenantes,  et bien… après, nous assistons au bal des mensonges. Je ne sais pas d’où vient cette propension de nos gouvernants -passés et présents – à mépriser à ce point leur peuple. Comme nous n’avons aucun stock de masque, ni de gel hydroalcoolique, et que nous sommes incapables de produire des tests, on nous déclare que les masques ne servent à rien et qu’il faut se laver les mains au savon. Et que les tests sont réservés aux personnes atteintes. Se laver les mains au savon est efficace. Sauf que l’on ne se balade pas avec son savon dans la poche. Mais comme on ne se balade plus, le problème est résolu…

Il parait que lorsque les Chinois ont appris que nos hommes politiques et même notre excellent professeur Salomon déclaraient que les masques ne servaient à rien pour la population, ils ont bien ri.

Et puisque Sibeth, la chargée de Com du gouvernement nous a déclaré que de toute façon, nous ne saurions pas les mettre et qu’elle-même aurait des difficultés à le faire, la messe était dite. Nabila, sort de ce corps !

On pourrait consacrer un livre pour décrire cet amateurisme, ces mensonges, ces contradictions de la part du pouvoir. Mais là n’est pas le propos aujourd’hui.

Le propos, il est que, à juste titre, chacun de nous a peur que ceux que nous aimons soient atteints par ce virus extrêmement contagieux parce que nous ne bénéficions pas des protections efficaces. (on estime qu’une personne atteinte peut en contaminer 2 ou 3 qui à leur tour en contaminent 4 ou 9 etc.) La progression est exponentielle. 

Le propos, il est que les infirmiers, les aides-soignants, les médecins, l’ensemble des personnels de santé sont, par défaut de protection, mis en danger sur le front de la pandémie. Et qu’ils risquent autant d’être atteints que de transmettre bien involontairement le virus à leurs patients. Pourquoi ? parce que toutes ces personnes n’ont pas les masques absolument nécessaires pour se protéger et protéger leurs patients. Et ne parlons pas des EHPAD, des médecins de ville, ni des infirmiers libéraux…

Le propos, il est que le pays est quasiment à l’arrêt, que le confinement – qui est absolument indispensable aujourd’hui – va durer plusieurs semaines, que les conséquences économiques et sociales vont être graves et que cela aurait pu être évité, en tout cas à cette échelle, s’il y avait eu réflexion, anticipation et décisions prises en temps et en heure.

Le propos, il est que nous sommes incapables de faire des tests en nombre. Les tests qui servent à déceler les personnes asymptomatiques et les personnes à risque, qui ne présentent pas les symptômes de l’infection virale mais qui sont atteints et de ce fait, peuvent transmettre le virus à leur entourage, et bien ces tests, nous n’en avons qu’au compte-goutte.

Des personnes mourront à cause de cette impéritie. Je ne sais pas si les 5 médecins décédés du COVID 19 avaient une protection suffisante et je ne sais pas si leur mort aurait pu être évitée avec des protections efficaces.  Mais si tel est le cas, nos hommes politiques porteront ces morts sur la conscience.

Alors oui, nous sommes en colère pour tous ces mensonges, ce mépris et cette arrogance. Et il y a de quoi être en colère.

Comment font les autres ?

Si l’on observe les pays qui ont peu de morts, au regard du nombre de personnes atteintes, il est intéressant d’analyser leurs pratiques et de comprendre pourquoi ces pays ont été globalement préservés tout en conservant une activité économique et une vie sociale presque normales.

Trois pays asiatiques retiennent l’attention : Hong-Kong, Taïwan et la Corée du Sud et un pays européen, l’Allemagne.

Hong-Kong est un petit territoire de 1100 km2 pour une population de 7,4 millions d’habitants. Soit près de 6700 habitants au km2, ce qui en fait le territoire avec une densité de population parmi les plus élevées du monde. Pour comparaison, l’Ile de France, région la plus peuplée, a une densité de 1000 habitants au km2. Les gens vivent donc les uns sur les autres, dans des logements exigus.

Hong-Kong est vraiment à la porte de la Chine continentale. A un jet de pierre de la ville de  Shenzen, mégalopole qui a subi un confinement important. Donc statistiquement, Hong-Kong cochait toutes les cases pour faire partie des lieux à risques. Et à Hong-kong, le confinement est limité. Les habitants peuvent sortir, travailler, aller au restaurant…

Florence de Changy, journaliste à Hong-Kong pour le Monde, Radio-France et RFI a adressé, le 23 mars, un courrier à Martin Hirsch, directeur de  l’AP-HP, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, dans lequel elle observe de manière précise la manière dont Hong-Kong gère le COVID-19. (Le port du masque « à la hongkongaise » comme alternative au confinement)

Or, le 23 mars, date de l’article de Madame de Changy, Hong-Kong déplorait 4 morts dus au COVID-19. Seulement 4. En France, à la même période, un peu moins de 1000.

Les autorités ont réagi très tôt. Les écoles et les crèches sont fermées depuis le 27 janvier et le télétravail est fortement encouragé pour l’ensemble des fonctionnaires.

Ce sont essentiellement les protections individuelles tel le port du masque, disponible dans toutes les pharmacies (!) mais également le respect des gestes barrières, les dépistages systématiques, la prise de température à l’entrée des lieux publics qui ont permis de limiter la morbidité du virus même si Hong Kong fait face actuellement à une seconde vague. Le port d’un bracelet électronique pour les nouveaux arrivants mis en quarantaine permet de limiter la propagation du virus.

Le masque porté par chacun sert, non pas à se protéger mais à protéger l’autre. Si tout le monde le porte, on élimine considérablement le risque. Certains nous disent que ce n’est pas dans nos pratiques de porter un masque. Demandons à chacun d’entre nous s’il préfère être confiné ou porter un masque. Je pense que la réponse se trouve dans la question.

L’ile de Taïwan – ou Formose – est située à 130 km des côtes chinoises. On pourrait penser que son éloignement du continent la protège mais d’une part, les relations économiques très étroites entre Taïwan et la RPC, le grand nombre de Taïwanais travaillant de l’autre côté du détroit -près d’un million, d’autre part, en font, comme Hong-Kong, un pays à risque.

Or Taïwan, près de 24 millions d’habitants, déplore le 23 mars 283 personnes atteintes du COVID-19, dont 241 cas ont été importés. Le nombre de morts s’élève, à cette date, à 2 personnes.

Taïwan a quasiment fermé ses frontières dès le 20 janvier, avec mise en quarantaine des ressortissants venant de Chine et interdisent l’entrée dans le pays des ressortissants de Hong-Kong et Macao et progressivement aux ressortissants de Corée du Sud, d’Iran ou d’Italie. Mais le confinement est limité : boites de nuit fermées et autres lieux interdits. Mais pour le reste, la vie est normale.

Qu’ont-ils fait pour enrayer la pandémie ?

Dès le 20 janvier, Taïwan réagit rapidement grâce au National Health Command Center, créé après l’épidémie du SRAS. Ce système de commandement unifié est un mécanisme interministériel pour coordonner la lutte contre les épidémies à tous les échelons de l’administration du pays.

Le système de santé hyperperformant de Taïwan et l’organisation des pouvoirs publics permettent en effet de limiter de manière considérable la propagation du virus sur l’ile.

La production et la distribution de masques, disponibles pour l’ensemble de la population s’avère, comme à Hong-Kong, très efficace.

Dans tous les lieux publics – universités, salles de sports et autres lieux accueillant du public, la prise de température est systématique.

Dernier point : la transparence des autorités à l’égard de la population est exemplaire. C’est-à-dire une information claire, précise, complète. Le respect du peuple n’est pas un vain mot sous toutes les latitudes…

En  Corée du Sud, le pays a été  fortement touché par le COVID 19. Il semble que l’origine de la propagation du virus soit le fait d’un rassemblement religieux dans le sud du pays.

Le dépistage à grande échelle, plus de 270000 à ce jour est une des clés du succès dans la lutte contre le coronavirus. Le confinement concerne essentiellement les personnes contaminées qui sont suivies grâce à leur smartphone et qui encourent une amende de 2500 $ en cas de non-respect du confinement.

Le port du masque est également la norme pour la population.

Certaines de ces mesures, très intrusives, sont difficilement applicables en France mais les autres mesures – dépistage à grande échelle, port du masque et fermeture des lieux très confinés- ont montré leur efficacité.

En Allemagne, afin de limiter la propagation du virus, les autorités ont systématisé très tôt les tests. Aujourd’hui, 500 000 tests hebdomadaires sont effectués dans le pays. En France, 5000 par semaine.

Christian Drosten, virologue et directeur de l’hôpital de la Charité à Berlin estime que ce nombre important de tests effectués peut expliquer pourquoi « l’Allemagne compte si peu de décès par rapport au nombre de personnes infectées. » Pour 36500 personnes répertoriées fin mars, seules 198 sont décédées. C’est l’un des taux de mortalité les plus faibles au monde (0,5 % contre 5,2 % en France).

D’après le virologue, l’important maillage des laboratoires sur l’ensemble du territoire a facilité la prise de conscience face au virus et la nécessité d’effectuer des tests de manière massive.

Ces succès rencontrés dans ces 4 pays sont-ils dus à des dépenses de santé élevées par rapport à la France ?

En 2019, L’OCDE a procédé à une évaluation des profils de santé des pays membres.

La France, en 2017, a dépensé 3626 € par habitant pour la santé, soit 25 % de plus que la moyenne de l’UE. Ces dépenses représentent 11 % du PIB, soit la proportion la plus élevée de l’UE avec l’Allemagne dont les dépenses représentent 11,2 % du PIB.

A Taïwan, qui dispose d’un système de santé extrêmement performant et universel, les dépenses totales de santé (publiques et cotisations sur les salaires) représentent environ 1600 € par personne. (http://taiwaninfo.nat.gov.tw).

En Corée du sud, qui bénéficie également d’un système de soins de grande qualité, les dépenses totales de santé représentaient en 2014 7,4 % du PIB soit 2300 € par habitant.

A Hong Kong, les dépenses de santé représentent 5,4 % du PIB soit environ 2500 € par habitant. Or Hong Kong bénéficie d’une grande qualité du système de soins (https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique-et-universitaire/veille-scientifique-et-technologique/hong-kong/article/le-systeme-de-sante-a-hong-kong)

On le voit, le volume des dépenses de santé n’est pas la cause de cette débâcle. Et injecter des sommes considérables (« sans compter » !) à l’hôpital comme l’a affirmé le Président Macron dans son discours de Mulhouse ne résoudra pas le problème d’un coup de baguette magique (ou d’un coup de déficit supplémentaire).

A cet égard, il serait intéressant de découvrir ou va l’argent destiné à notre système de santé. Car si, comme nous l’avons vu, le volume de nos dépenses est largement équivalent ou supérieur à celui des pays dont le système de santé est très performant, les personnels de soins nous alertent depuis des mois sur la déliquescence de l’hôpital. Ce sera l’objet d’un prochain billet.

La désindustrialisation de la France est la cause première de notre déclin.

Indépendamment de la gestion catastrophique de la pandémie par le gouvernement, un pays incapable de fournir des protections individuelles à tous ses soignants, un pays contraint d’enfermer (presque) toute sa population (le confinement, le remède de la France pauvre nous dit Margot Arold) pour éviter la propagation, un pays incapable de faire des tests en nombre suffisant, un pays incapable de fournir des respirateurs en nombre est un pays qui va mal.

Depuis les années 2000, nous avons littéralement sacrifié nos industries que nous avons laissé partir par idéologie mondialiste. A l’époque il était de bon ton de considérer que notre pays serait basé sur une économie de services, sur le tourisme. Cela n’a pas changé et s’est même amplifié. Comme le dit un chroniqueur, avec le Président Macron, « on accélère vers la mondialisation heureuse en klaxonnant ! »

Et nous avons appris (j’ai appris…), à l’occasion de cette catastrophe sanitaire, que nous ne fabriquons même plus de médicaments de base comme le paracétamol, ni de masques. Et pourquoi ne faisons-nous que 5000 tests par semaine alors que nos voisins outre-rhin en font 100 fois plus ? Parce que là aussi nous avons sacrifié nos industries chimiques que les Allemands ont précieusement conservées et que nous sommes incapables de produire des réactifs.

Et dans le domaine industriel, nous avons reproduit les mêmes erreurs. Le gouvernement actuel n’est donc pas le seul responsable même si le Président Macron, alors Ministre des Finances sous Hollande s’était empressé à l’époque de nous débarrasser de l’un de nos derniers fleurons industriels, Alsthom.

Lorsque le Président déclare que compte tenu de la situation, il va rapatrier la fabrication des masques en France, il semble découvrir le problème par le petit bout de la lorgnette! Et rapatrier la fabrication des masques, si tant est que cette parole présidentielle sera suivie d’effets, cela est très insuffisant.

 En fait, cette crise est un formidable et triste révélateur de notre déclin économique, industriel et social. Elle peut être aussi l’occasion d’une prise de conscience salvatrice. 

4 commentaires sur « La France est-elle devenue un pays de seconde zone ? »

  1. Bonsoir
    Si j ai bien compris nous avons un système de santé plus mal géré quand manque de financement
    Et une industrie évadé a l étrangers donc une perte d autonomie
    Ou vas ton ……….
    Merci à vous pour cette analyse

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  2. J’adhère complètement avec ce que vous écrivez… pour l’instant, car j’attend les articles sur l’agroecologie, vous allez bien aborder le sujet à un moment donné ! 🤣
    Eric

    Aimé par 1 personne

  3. Quand un salarié commet une faute par négligence, il est sanctionné. Cette sanction peut aller jusqu’au licenciement. Quand un citoyen commet une faute, il est sanctionné. Selon la gravité elle est plus ou moins lourde. Même quand sa faute résulte de la négligence ou de l’abstention. Par exemple « non assistance à personne en danger ». Dans la Grèce ancienne, qui comme chacun le sait est la mère de la démocratie, un homme politique qui commettait une faute était puni. Cette punition s’appelait » l’ostracisme » : le bannissement qui résultait d’un jugement populaire. Il pouvait atteindre 10 ans.
    Qu’en est-il de la France qui se prétend démocratie » ? Elle a inventé « la cour de justice de la république ». Belle escroquerie… composée de douze parlementaires élus et trois magistrats à la cour de cassation. Dis simplement c’est ce que l’on appelle « juge et partie » Vous imaginer un député LREM élu à la cour de justice condamné un Édouard Philippe ou une Agnès Butzyne ? On nous prend une fois de plus pour des imbéciles. J’exagère me direz-vous ! Hé bien regardez le nombre de condamnations prononcées par cette institution qui nous coûte quand-même près de 900.000€ par an ( ça en fait dès masques ou des tests cette somme !!!).
    Condamnations disais-je : affaire du sang contaminé…tiens bizarre un scandale de santé publique, Fabius premier ministre : non coupable. Georgina Dufois Ministre des affaires sociales : non coupable. Edmond Hervé : déclaré coupable (enfin un) mais tenez-vous bien dispensé de peine ! Oui oui vous avez bien lu « dispensé de peine ». Ségolène Royale… déclarée non coupable. Christine Lagarde … déclarée coupable et dispensée de peine. Pasqua trois comparutions : déclaré non coupable deux fois condamné une fois avec confusion de peine avec une autre affaire. Edouard Balladur…, François Léotard on attend sans doute leur disparition car le procès n’est toujours pas fait… Pour le simple citoyen on a inventé la comparution immédiate. Je vous laisse apprécier l’égalité de traitement.
    Cette soit-disant cour de « justice » qui comme beaucoup d’institutions ectoplasmiques nous coûte très cher et ne sert qu’à nous abuser. Cette « justice » d’exception est une pantomime totalement inutile. A quand une vraie Justice populaire digne d’une vraie démocratie ?

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  4. Pour compléter mon post sur la cour de justice de la République, je me dois de préciser que quelques lampistes ont été condamnés… (rassurés-vous)… avec du sursis : Michel Gillibert secrétaire d’État aux handicapés pour avoir escroqué 8.510.000 de francs ( 1.297.000 €) : 3 ans avec sursis, 20.000€ d’amende ( on rêve) et 5 ans d’inéligibilité ( quand-même) Il y a plein de citoyens ordinaires qui croupissent de longues années en prison pour bien moins que celà. Et le deuxième et seul condamné : Jean-Jacques Ulvoas Ministre de la Justice (Vous savez cet individu qui représente la soi-disante justice, qui est censé être exemplaire) pour violation du secret de l’instruction concernant un de ses copains élu : un mois avec sursis et 5000€ d’amende.
    A quand la suppression de cette pseudo institution qui coûte très cher. La France en crève de toutes ces commissions, institutions inutiles qui ne servent qu’à recycler les copines et copains mis sur la touche ou qui puent trop pour rester sur le devant de la scène. Souvent ils savent cumuler charges et retraites mirifiques jusqu’à un âge avancé (pas étonnant au prix qu’ils nous coûtent).

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