NOUVEL A-PROPOS

Ou pourquoi je suis viscéralement attaché à la Démocratie et à la Liberté

Après la publication de quelques articles sur le blog que j’ai créé il y a quelques semaines, j’ai décidé de lever l’anonymat et de modifier l’avant-propos.  Cela me paraît plus honnête et plus clair.

Je m’appelle Hervé de Lansalut et après avoir servi pendant une dizaine d’années en tant qu’officier de la Marine Marchande, j’ai consacré le reste de ma carrière à l’enseignement de l’économie en lycée professionnel auprès de lycéens et d’étudiants ainsi qu’à la direction d’établissements scolaires agricoles.

Les quelques années passées à hanter les mers du globe le furent à un moment où les dictatures et le totalitarisme fleurissaient sur tous les continents.

J’ai ainsi connu le Chili de Pinochet, j’ai assisté aux descentes de la police en civil dans les bars d’Antofagasta, j’ai vu les bastonnades de ces mêmes policiers à l’égard des femmes de petite vertu ou des garçons qui n’avaient pas leurs papiers. Je me suis lié d’amitié avec le directeur juridique du port d’Antofagasta, Fernando Rohr, fervent démocrate, qui, après avoir réussi à venir en France dans ma famille, n’a plus jamais donné de nouvelles… Malgré les précautions prises, il était clairement fiché comme opposant.

J’ai connu l’enfer rouge du communisme triomphant à un moment où il était encensé en France par les intellectuels comme Jean-Paul Sarthe qui a soutenu, encouragé les pires régimes de la planète, de Pol Pot aux régimes communistes indochinois. Klaïpéda,  3ème ville de la Lituanie, était à l’époque quadrillée de miradors à chaque quartier,  les plages grillagées et surveillées par de sinistres hommes en vert. Les jeunes gens se soulaient au « cognac » de contrebande dès potron-minet pour oublier l’enfer carcéral dans lequel ils étaient plongés. Ils étaient prêts à tout pour obtenir des marins des bouteilles d’alcool et autres stupéfiants. De chaque pierre de cette ville, de chaque coin de rue, de chaque fenêtre, de chaque porte, suintait le désespoir absolu.

Y accoster rendait tous les hommes du bord nerveux et la quitter les rendait euphoriques. Les quelques communistes convaincus du bord essayaient de nous convaincre que le reste de l’Empire était rose. Aveuglément idéologique, quand tu nous tiens !

J’ai connu aussi Koper, dans l’ancienne Yougoslavie, terre irrédente maintenant Slovène. Sous Tito, lors de nos promenades dans la ville, on avait le sentiment pesant d’être observé, scruté, menacé. Et ce n’était pas qu’une impression. Nous étions suivi en permanence par des gens à l’air patibulaire. Nous n’avions qu’une hâte : rentrer à bord où l‘on se sentait subitement plus léger.

Quand j’écris cela, j’ai l’impression d’être en dessous de la vérité. Mais de nombreux témoignages, dont le premier, magistral,  fut celui de Soljenitsyne,  expriment bien mieux que je ne saurais le faire,  ce qu’ont vécu ces hommes, ces femmes et ces enfants. 

Si j’exprime tout cela aujourd’hui, c’est parce que cette période de ma vie m’a définitivement éloigné, s’il en était besoin, de toute forme de totalitarisme, qu’il soit brun ou rouge. Et nous devons veiller à ce que, sous couvert de protéger la planète, nous n’assistions pas à l’avènement d’une dictature verte.

Je suis fermement et profondément libéral.

La démocratie est un système de gouvernement fragile car le Pouvoir, quel qu’il soit, a toujours tendance à croître, à rogner les libertés des individus et si nous n’y prenons garde, à les étouffer.

La démocratie est un bien précieux qu’il convient de préserver comme la prunelle de ses yeux.

Nous n’en sommes bien évidemment par là mais des signes qui ne trompent que ceux qui ne veulent pas les voir nous alertent. Veillons à ce que le soft-totalitarisme ne s’insinue pas doucement dans nos vies. Personne ne souhaite que nos enfants vivent un jour dans ce doux enfer qu’est Big Brother. Or, le développement extraordinaire des techniques d’identification, de surveillance des citoyens, le (secret) désir des politiciens de contrôler l’information ne peuvent qu’interroger l’honnête homme.

Ce sera l’objet du prochain blog.

Pour le reste, l’à-propos que j’avais publié lors de la création du blog ne change pas.

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