A propos

La liberté est notre bien le plus précieux

Pourquoi je suis viscéralement attaché à la Démocratie et à la Liberté

Je m’appelle Hervé de Lansalut et après avoir servi pendant une dizaine d’années en tant qu’officier de la Marine Marchande, j’ai consacré le reste de ma carrière à l’enseignement de l’économie en lycée professionnel auprès de lycéens et d’étudiants ainsi qu’à la direction d’établissements scolaires agricoles.

Les quelques années passées à hanter les mers du globe le furent à un moment où les dictatures et le totalitarisme fleurissaient sur tous les continents.

J’ai ainsi connu le Chili de Pinochet, j’ai assisté aux descentes de la police en civil dans les bars d’Antofagasta, j’ai vu les bastonnades de ces mêmes policiers à l’égard des femmes de petite vertu ou des garçons qui n’avaient pas leurs papiers. Je me suis lié d’amitié avec le directeur juridique du port d’Antofagasta, Fernando Rohr, fervent démocrate, qui, après avoir réussi à venir en France dans ma famille, n’a plus jamais donné de nouvelles… Malgré les précautions prises, il était clairement fiché comme opposant.

J’ai connu l’enfer rouge du communisme triomphant à un moment où il était encensé en France par les intellectuels comme Jean-Paul Sarthe qui a soutenu, encouragé les pires régimes de la planète, de Pol Pot aux régimes communistes indochinois. Klaïpéda,  3ème ville de la Lituanie, était à l’époque quadrillée de miradors à chaque quartier,  les plages grillagées et surveillées par de sinistres hommes en vert. Les jeunes gens se soulaient au « cognac » de contrebande dès potron-minet pour oublier l’enfer carcéral dans lequel ils étaient plongés. Ils étaient prêts à tout pour obtenir des marins des bouteilles d’alcool et autres stupéfiants. De chaque pierre de cette ville, de chaque coin de rue, de chaque fenêtre, de chaque porte, suintait le désespoir absolu.

Y accoster rendait tous les hommes du bord nerveux et la quitter les rendait euphoriques. Les quelques communistes convaincus du bord essayaient de nous convaincre que le reste de l’Empire était rose. Aveuglément idéologique, quand tu nous tiens !

J’ai connu aussi Koper, dans l’ancienne Yougoslavie, terre irrédente maintenant Slovène. Sous Tito, lors de nos promenades dans la ville, on avait le sentiment pesant d’être observé, scruté, menacé. Et ce n’était pas qu’une impression. Nous n’avions qu’une hâte : rentrer à bord où l‘on se sentait subitement plus léger.

Quand j’écris cela, j’ai l’impression d’être en dessous de la vérité. Mais de nombreux témoignages, dont le premier, magistral,  fut celui de Soljenitsyne,  expriment bien mieux que je ne saurais le faire,  ce qu’ont vécu ces hommes, ces femmes et ces enfants. 

Si j’exprime tout cela aujourd’hui, c’est parce que cette période de ma vie m’a définitivement éloigné, s’il en était besoin, de toute forme de totalitarisme, qu’il soit brun ou rouge. Et nous devons veiller à ce que, sous couvert de protéger la planète, nous n’assistions pas à l’avènement d’une dictature verte.

Je suis fermement et profondément libéral.

La démocratie est un système de gouvernement fragile car le Pouvoir, quel qu’il soit, a toujours tendance à croître, à rogner les libertés des individus et si nous n’y prenons garde, à les étouffer.

La démocratie est un bien précieux qu’il convient de préserver comme la prunelle de ses yeux.

Nous n’en sommes bien évidemment par là mais des signes qui ne trompent que ceux qui ne veulent pas les voir nous alertent. Veillons à ce que le soft-totalitarisme ne s’insinue pas doucement dans nos vies. Personne ne souhaite que nos enfants vivent un jour dans ce doux enfer qu’est Big Brother. Or, le développement extraordinaire des techniques d’identification, de surveillance des citoyens, le (secret) désir des politiciens de contrôler l’information ne peuvent qu’interroger l’honnête homme.

Ce blog se veut un lieu d’échanges. Les positions que je défends sont les miennes avec tous les biais qui s’attachent à ce genre d’exercice. Mais j’aime m’attacher aux faits, m’accrocher au réel car, en définitive, comme disait Mark Twain « les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques »

Je souhaite que les lecteurs échangent et fassent valoir leur point de vue. C’est ainsi que fonctionne une démocratie digne de ce nom : laisser les citoyens réfléchir par eux-mêmes et échanger. C’est notre liberté, profitons-en de manière responsable, même si l’on voit poindre de plus en plus la censure sur la toile. On n’a pas besoin du Pouvoir pour cela. Chacun son rôle.

La règle ici : les échanges doivent toujours être courtois et les points de vue argumentés.

Sont notamment proscrits ici les grossièretés car elles n’apportent rien au débat, les propos injurieux ou racistes, anti-religieux ou violents.

Et bien entendu, les propos échangés n’engagent que leurs auteurs.

Ceci étant posé, rien n’interdit d’être polémique dans nos propos ! Sans concession à la vérité, car trop souvent, la dissimulation, le mensonge, une certaine arrogance, la manipulation, la duplicité sont devenus , à mon sens,  la marque de fabrique de ceux qui nous gouvernent et que cela met en péril la démocratie et l’équilibre même de notre société. Le contrat social qui est le ciment de notre démocratie se fracture de plus en plus. Le communautarisme détruit l’idée même de nation. Il est absolument vital de revenir à une société libre, apaisée, équilibrée, gouvernée avec sagesse.

Chacun d’entre nous, d’où qu’il vienne, a un rôle à jouer dans cette reconstruction. Alors, allons-y.

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